Aurélien d’Avout


Doctorant

Directeur de thèse : Jean-Louis Jeannelle

Titre de la thèse : Représentations du territoire français et imaginaire de la communauté nationale dans les récits de la débâcle de mai-juin 1940

Inscrit en thèse en 2016

Résumé du projet de thèse

L’objet de notre travail est d’analyser les différentes modalités de l’imaginaire de la communauté nationale tel qu’il s’est déployé dans les récits traitant de la débâcle et de l’exode. Ceux-ci correspondent à des romans (Un balcon en forêt, de Julien Gracq, Les Communistes, de Louis Aragon, La Route des Flandres de Claude Simon entre autres) aussi bien qu’à des témoignages (à l’instar de Pilote de guerre de Saint-Exupéry ou 33 jours de Léon Werth), publiés à plus ou moins grande distance temporelle des événements narrés. Ils forment un corpus mixte, associant œuvres canoniques et écritures ordinaires.
De même que le mot « France » désigne à la fois un territoire et une nation, notre approche est d’ordre géographique et politique. Il s’agit dans un premier temps de voir comment la France est représentée, figurée, donnée à voir, en saisissant son mode et son degré de présence textuelle. Le relevé topographique des référents spatiaux mentionnés dans les textes pourra donner lieu à une modélisation cartographique permettant de préciser les configurations spatiales des œuvres et les choix géographiques opérés par les auteurs.
La représentation du territoire, assurée également par les descriptions de paysages, n’est jamais neutre et il convient d’analyser à partir de celle-ci quelles conceptions de la communauté et de l’identité nationale se dégagent. Notre hypothèse principale est de voir comment les textes de notre corpus réélaborent le paradigme géo-national constitué progressivement sous la Troisième République. Celui-ci, porté à la fois par le discours (savant et scolaire) de la discipline géographique et celui d’une partie de la littérature régionaliste, se fonde sur la mise en scène d’un émerveillement face au territoire et sur l’exaltation du sentiment national. Si la plupart des textes de notre corpus réfutent cette rhétorique ou la remettent en cause, d’autres l’accréditent voire se saisissent de la réalité même de la débâcle pour refonder l’idée de nation.

Parcours académique

2016 : Préparation d’un doctorat et monitorat à l’Université de Rouen.

2015 : Agrégation de Lettres modernes.

2012-2014 : Master d’Histoire des sociétés occidentales, à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Mémoire de Master 2 : Les bouquinistes des quais de Seine à la Belle Époque, sous la direction de Dominique Kalifa.

2010-2015 : Scolarité à l’École normale supérieure (Ulm).

Enseignement

2016-2017 : Chargé de cours dans le cadre du Master MEEF, « Histoire du roman » et « Méthodologie » (Université de Rouen).

2015-2016 : Colleur pour élèves d’hypokhâgne au lycée Lamartine (Paris).


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