Colloque « Gautier et la langue » – 9 et 10 juin 2016 – Paris

jeudi 19 mai 2016

Organisé par la Société Théophile Gautier avec le concours du Centre de ressources Jacques-Seebacher Paris-Diderot, l’Université de Rouen / CÉRÉdI EA 3229, l’Université Sorbonne-Nouvelle / CRP19 et l’Université Paris-Sorbonne / EA 4503

Le 9 juin 2016, à la maison de la recherche (Salle du Conseil), 4 rue des Irlandais, 75005 Paris

Le 10 juin 2016, à la bibliothèque Jacques-Seebacher, 5 rue Thomas-Mann, 75013 Paris

Comité d’organisation
Anne Geisler-Szmulewicz (Université d’Évry), Françoise Court-Perez (Université de Rouen), Marie-Hélène Girard (Yale University et Université de Picardie)

Comité scientifique
Françoise Court-Perez, Anne Geisler-Szmulewicz, Marie-Hélène Girard, Alain Guyot, Martine Lavaud, Sylvain Ledda, Sarga Moussa, Paolo Tortonese

« Au plus haut sentiment littéraire, il réunit des qualités de style, un talent de description qui l’ont fait reconnaître universellement pour un de nos plus savants maîtres en l’art d’écrire », écrit en 1858 l’éditeur Hetzel au sujet de Gautier – trait que l’écrivain lui-même contribue à fixer, en revendiquant l’importance qu’il accorde à la forme dans son œuvre propre comme dans celles des artistes et écrivains dont il a à juger. Cette attention dicte sans doute en partie la célèbre dédicace au « poète impeccable », au « parfait magicien ès lettres françaises » de Baudelaire.
À ses détracteurs qui réduisent son rapport à la langue et au style à la défense de « l’art pour l’art », Gautier oppose une définition élargie de la langue, fondée sur l’union étroite du fond et de la forme : « une belle forme est une belle idée, car que serait-ce qu’une forme qui n’exprimerait rien ? » Il refuse le diktat des grammairiens et des membres de l’Institut aussi bien que les négligences de style. Le colloque se propose d’explorer, outre la passion de Gautier pour la langue française, celle qu’il éprouve pour les langues en général, y compris celles qu’il ne parle pas mais dont il compare les possibilités respectives, en s’intéressant aux exercices de transposition de l’une dans l’autre. L’examen de sa pratique d’écrivain et de critique sera aussi l’occasion d’interroger sa célèbre « richesse langagière ». Qu’il s’agisse de ciseler les poèmes d’Émaux et Camées, de recourir à l’ekphrasis pour donner à voir une œuvre d’art, de se placer en situation de dépaysement absolu, de raconter les expériences limites ou de dire l’indicible, Gautier ne cesse d’ériger la justesse comme l’une des qualités maîtresses de la langue.


Programme



Visites

147 aujourd'hui
80 hier
416958 depuis le début
4 visiteurs actuellement connectés