Exposition liée au colloque « Laclos après Laclos : la postérité des Liaisons dangereuses »

jeudi 18 octobre 2012

Exposition liée au colloque « Laclos après Laclos : la postérité des Liaisons dangereuses ».

Colloque international organisé par l’Université de Lorraine (C.E.L.J.M.) et l’Université de Rouen (CÉRÉdI)
14-16 novembre 2012

Maison de l’Université, Rouen
Du 6 au 30 novembre

Laclos en images
200 ans d’illustrations des Liaisons dangereuses

On a longtemps laissé l’illustration des grandes œuvres littéraires aux collectionneurs et aux marchands, comme si les gravures qui accompagnaient les textes n’en constituaient pas de véritables commentaires. L’attention qu’on lui porte depuis quelques décennies correspond au mouvement général d’intérêt pour l’histoire matérielle du livre et pour l’évolution des pratiques culturelles.

L’illustration de roman connaît une double promotion au cours du XVIIIe siècle grâce à l’attention que se mettent à lui porter les peintres et les écrivains. Elle n’est plus abandonnée par les premiers à des graveurs, artistes considérés comme de moindre valeur, ni par les seconds à la seule initiative des libraires. La gravure devient partie prenante du texte romanesque. Le souci pris par Jean-Jacques Rousseau pour que sa Nouvelle Héloïse soit illustrée par Gravelot, le contrôle vétilleux qu’il a exercé sur le travail de celui-ci marquent l’appropriation de l’image par le romancier. Diderot n’a pas fait illustrer ses romans, mais il présente La Religieuse comme une source d’inspiration pour des artistes et s’amuse à intégrer à Jacques le fataliste une scène parisienne, décrite comme une gravure.

Le succès des Liaisons dangereuses dès sa parution en 1782 entraîna la multiplication des éditions. Il était inévitable que certaines fussent accompagnées de gravures. Des éditions le sont en 1792 et en 1793, suivies par celle dite de Londres en 1796, généreusement illustrée. Les livres à gravures se succèdent désormais jusqu’à nos jours et ils inspirent les récentes versions cinématographiques du roman. Elles constituent une interprétation originale de l’invention de Laclos. Le paradoxe de toute cette iconographie est de préciser ce qui, dans l’écriture de Laclos, demeure implicite ou abstrait. Elle invite à une redécouverte d’un texte qu’on croyait parfaitement connaître.

Michel DELON

Deux visites commentées sont en outre prévues par les concepteurs de l’exposition, qui sont aussi des spécialistes de Laclos :

- le mercredi 7 novembre à 14h : Michel DELON (Université de Paris IV) commentera ce parcours pour nos étudiants et tous les collègues qui seraient intéressés. Il vous suffit de vous rendre à 14h à la MDU.
- le vendredi 16 novembre à 9h30 : Michèle SAJOUS d’ORIA (Université de Bari) commentera l’exposition en ouverture de la journée rouennaise du colloque. Conceptrice de l’exposition, elle ajoutera à sa familiarité avec Laclos sa connaissance du spectacle et des problématiques artistiques du XVIIIe siècle.



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