« Henry Becque, prince de l’amertume » – 20 mai 2019


Henry Becque, prince de l’amertume

Journée d’études
Organisée par Marianne Bouchardon
à l’Université de Rouen (CÉRÉdI – EA 3229)
lundi 20 mai 2019

Comité scientifique : Olivier Bara (Université de Lyon II), Florence Naugrette (Université de Paris IV), Jean-Claude Yon (Université de Versailles-Saint-Quentin)

L’auteur des Corbeaux (Comédie-Française, 1882) et de La Parisienne (Renaissance, 1885), en qui André Antoine, le fondateur du Théâtre-Libre, reconnaît avec Émile Zola l’un de ses deux maîtres, est le grand nom du réalisme à la scène. Dans l’histoire du théâtre, il occupe une place intermédiaire entre les trois auteurs à succès de la seconde moitié du XIXe siècle, Émile Augier, Alexandre Dumas fils et Victorien Sardou, dans le sillage desquels ses comédies de mœurs se situent, et la génération dite « de 1887 », à laquelle il inspire le genre de la « comédie rosse ». Après sa mort, il est salué comme le grand rénovateur de la comédie : « Molière, Beaumarchais, Becque » dit-on alors. Vers 1924, date de la dernière édition de son théâtre, il est au faîte de sa gloire : ses pièces sont régulièrement reprises, ses manuscrits valent une fortune – et Les Corbeaux sont même inscrits au programme de l’agrégation ! Aujourd’hui, Henry Becque (1837-1899) fait partie, comme le note Jean-Pierre Vincent, des « oubliés chroniques » du répertoire. À l’occasion de la prochaine parution du premier tome de son Théâtre complet chez Garnier, cette journée d’études invitera à redécouvrir l’œuvre assurément sombre et pessimiste, mais aussi redoutablement efficace, de celui que Louis Jouvet appelait le « Prince de l’amertume ».

Communications de Florence Filippi (Université de Rouen, CÉRÉdI), Florence Fix (Université de Rouen, CÉRÉdI,) Constanza Georgakaki (Université d’Athènes), Olivier Goetz (Université de Metz), Céline Hersant (Bibliothèque Gaston Baty), Sylvain Ledda (Université de Rouen, CÉRÉdI), Aline Marchadier (Université de Paris 3), Roxane Martin (Université de Nancy), Isabelle Moindrot (Université de Paris 8), suivies d’un entretien avec Jean-Pierre Vincent (TNS).


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