Publication en ligne

vendredi 25 avril 2014

Musique et littérature, entre Amazonie et Caraïbes. Autour d’Édouard Glissant.

Actes de la journée d’étude organisée à l’Université de Rouen en avril 2012, publiés par Nicolas Darbon

http://ceredi.labos.univ-rouen.fr/public/?musique-et-litterature-entre.html

Avec le soutien de :
- CÉRÉdI, Centre d’études et de recherche Éditer / Interpréter, Université de Rouen
- CMOPC (actuellement département des Métiers de la Culture), Université de Rouen
- LESA, laboratoire d’études en sciences des arts, Université d’Aix-Marseille
- CADEG, Centre d’archivage des documents ethnographiques de la Guyane, Université de la Guyane
- Agence universitaire de la la Francophonie
- Institut du Tout-Monde.

Présentation

En 1643, la Compagnie maritime de Rouen constituée de deux vaisseaux, après un voyage fort tourmenté, fonda les premières « habitations » de Guyane. Ainsi commençait une littérature et des échanges « culturels » entre la Normandie et le Cap Nord amazonien. Avant, après, la même histoire se répète dans chaque île de l’espace caraïbéen, aux Antilles, aux Amériques. Les « sauvages » relégués, les esclaves dépossédés, et toutes les populations entrent dans une spirale d’influences mutuelles y compris artistiques. La poésie d’Édouard Glissant, qui est mort en 2011 – ce colloque lui rend hommage –, illustre parfaitement les rapports intimes entre la musique et la littérature, plus particulièrement entre la musique créole, le jazz, la négritude et la diversité ultra-marine – de Victor Ségalen, Léon Gontran-Damas, Saint-John Perse à Aimé Césaire, Patrick Chamoiseau… Pourtant, Glissant revendique une non-appartenance à une communauté, une ouverture sur le Tout-monde, au Chaos-monde, une pensée du Tremblement, de la Créolisation, de la Relation. Autant de concepts-métaphores susceptibles d’éclairer cette affirmation du poète : « Mon style d’écriture est le style de jazz de Miles Davis ». Des rives du Maroni en Guyane où vivent les amérindiens et les Bushi Konde Sama (fils des esclaves fugitifs aussi appelés « marrons ») au littoral créole, asiatique, du Lamentin à la montagne Pelée en Martinique, de la France au Brésil, à la Louisiane… la littérature plonge plus qu’ailleurs ses racines dans la Musique et dans l’Oralité.

Table des matières

- Nicolas DARBON, Introduction générale

Poétiques musicales

- Jean-Luc TAMBY, Édouard Glissant et les partis pris du rythme
- Pierre Albert CASTANET, Pour une poétique musicale des profondeurs

Études guyanaises

- Nicolas DARBON, Bruits, création sonore et performance : trois contes (Palikur, Créole et Saramaka) de Guyane
- Nicolas DARBON, Qu’est-ce que la transdiction ?
- Apollinaire ANAKESA, Musique et parole, parole musicale guyanaise. Écho à la mémoire du verbe poétique d’Édouard Glissant

Études glissantiennes

- Hugues AZÉRAD, L’Intention poétique d’Édouard Glissant à rebours de la tradition poétique française
- Émilie YAOUANQ-TAMBY, Entre mer et source : flux et reflux dans les romans d’Alejo Carpentier et d’Édouard Glissant
- Paul PAUMIER, Figures de Toussaint Louverture : Monsieur Toussaint d’Édouard Glissant confronté au regard des historiens contemporains



Visites

23 aujourd'hui
127 hier
342301 depuis le début
1 visiteur actuellement connecté