Publication en ligne – « Le négatif de l’écriture. Enquêtes sur le pouvoir de décréer »

lundi 7 décembre 2020

Publication sur le site Fabula des Actes du colloque « Le négatif de l’écriture. Enquêtes sur le pouvoir de décréer »

Nous remercions tout particulièrement Noé Magetti, assistant de recherche à l’Université de Lausanne, sans qui cette publication n’aurait pas été possible.

Présentation

Plusieurs essais ont depuis quelques années ouvert un nouveau champ de recherche que l’on pourrait désigner comme celui des œuvres « inadvenues » : œuvres détruites, censurées, ou qui suscitent l’indifférence. Présence des œuvres perdues de Judith Schlanger (Hermann, 2010), Cardenio entre Cervantès et Shakespeare : histoire d’une pièce perdue de Roger Chartier (Gallimard, 2011) et Le Tombeau d’Œdipe : pour une tragédie sans tragique de William Marx (Éditions de Minuit, 2012) traitent de ces créations devenues inaccessibles, qui nous obligent à nous interroger sur ce qui, dans notre mémoire de la littérature, nous manque – plus précisément sur les raisons ou les effets de ce manque.
Toutefois, au sein de ce continent textuel au mode d’existence si particulier, le plus mystérieux reste la part active que les écrivains eux-mêmes prennent au processus d’inadvenue, ce que l’on pourrait désigner comme leur pouvoir de « décréer ».
Multiples sont les raisons qui peuvent expliquer qu’un texte devienne, par la volonté de son auteur, un « rebut » de son œuvre : abandon d’une œuvre en cours d’écriture, remodelage par un remaniement structurel ou réorientation idéologique, reniement d’une œuvre publiée.

Textes réunis par Jean-Louis Jeannelle et François Vanoosthuyse
et mis en ligne avec le soutien de l’Université de Lausanne.

Sommaire

Présentation
Jean-Louis Jeannelle et François Vanoosthuyse

Décréer et recréer un roman médiéval : Ségurant ou le Chevalier au Dragon
Emanuele Arioli

Une frontière entre les âges de l’œuvre : la maturité comme valeur
Isabelle Daunais

Ne rien renier, ne rien abandonner : réécrire – Flaubert ou la rumination perpétuelle
Yvan Leclerc

Les Massacres de Saint-Domingue (1837), une pièce abandonnée par ses auteurs ?
Barbara T. Cooper

L’impuissance de créer, ou la leçon de Frenhofer
Nathalie Kremer

Une écriture « vaine » ? Les Storielle vane de Camillo Boito (1876-1895)
Marguerite Bordry

Inadvenue possible, consommée, révoquée : autour de trois prépublications du ‘grand incendie de londres’ de Jacques Roubaud
Adrien Chassain

« Et sauf un petit nombre de pièces… » (Première partie). Pierre Jean Jouve renie, réagit & réécrit La Rencontre dans le carrefour
Jean-Paul Louis-Lambert

Caserne (1947) de François Lerouvre : un roman indigne d’Emmanuel Roblès ?
Linda Rasoamanana

La transfiguration d’un échec : de Du soleil à cinq heures à Mémoire de fille d’Annie Ernaux
Béatrice Lefebvre-Côté

« Renier un premier reniement » ? Le fantôme de La Corde raide dans La Route des Flandres et Le Tramway de Claude Simon
Clément Sigalas

Quand dire c’est défaire : repentirs littéraires et autocritiques staliniennes en Union Soviétique
Nicolas Aude

Post-scriptum. L’œuvre à discrétion
Jean-Louis Jeannelle



Visites

129 aujourd'hui
174 hier
458299 depuis le début
4 visiteurs actuellement connectés